De Pékin à Lampedusa

de Gilbert Ponté

Samia Yuzuf Omar est née en 1991, l'année où la guerre civile éclate en Somalie.

Au prix d’énormes sacrifices, elle réussit à intégrer l’équipe d’athlétisme qui représentera la Somalie aux Jeux Olympiques de Pékin. Aux éliminatoires du 200 m elle terminera loin derrière les championnes. Mais pour elle, c’est une victoire.

Oubliée, méprisée par les autorités dans son pays qui l’empêchent de s’entraîner, elle décide de fuir et de tenter "le grand voyage" vers l’Europe. Son rêve : participer aux Jeux Olympiques de Londres de 2012.  Elle n’atteindra jamais les côtes italiennes.  Elle meurt en 2012 dans un canot pneumatique en Méditerranée.  Une histoire de passion hors norme et surtout un magnifique message d'humanité et de courage.

La Birba Compagnie
Metteur en scène : Gilbert Ponté
Interprète : Malyka R. Johany
Lumières : Kosta Asmanis
Costumes : Anne Marie Molénat

« Les espérances de Samia noyée à Lampedusa
Un conte poignant... Samia, c'est Malyka R Johany, jeune comédienne qui avec l'aisance de la vérité, investit le rôle que c'en est bluffant... Droit dans les yeux, bandeau blanc sur le front, parfois drapée d'une étoffe orangée, Malyka R Johany finit au sprint avec grâce. Le sport n’a pas triomphé de la barbarie. Les rêves et la volonté d’une jeune fille non plus. » L’Humanité

« Passion contrariée, voilée, interdite. S’échapper, fuir, partir de l’Ethiopie, pour s’entraîner. Mais là comme ailleurs, obligation de papiers pour exister…et fin définitive à 87 miles marins de Lampedusa. De la réalité à la fiction, comblant les vides de ce destin épique et tragique, l’auteur élimine le pathos de la situation et laisse une grande liberté de jeu à la jeune MalikaRJohany…redisant la nécessité de s’émanciper pour imaginer sa propre liberté. » Charlie Hebdo

« Noblesse et malheur d’une migrante somalienne
Ponté a réinventé cette tragédie, comblant les trous de témoignages qui ne sont pas très nombreux. En prenant en charge le drame de Samia, c’est celui de centaines de milliers de femmes broyés par la misère et la violence qu’il projette dans la lumière du théâtre. L’écriture et la mise en scène de Gilbert Ponté fonctionnent sur la pulsation des mots et l’intensité du personnage, d’une manière très simple et très pure. Elles sont portées par une actrice dotée d’une belle vivacité, Malyka R. Johany, chez laquelle l’émotion affleure sans pathétique et qui module avec justesse les variations de l’âme et de l’enchaînement des événements. Attachée à la noblesse de son personnage de passion et de défi, elle reste au centre de la scène et, avec un minimum de gestes, en jouant avec quelques détails de son vêtement, en donnant de plus en plus d’intensité à sa voix et à sa présence, flamboie de différents feux. Bien écrit et bien joué contre notre indifférence ! » Webthéâtre

« Samia ne véhiculait que son propre rêve celui de s’épanouir comme athlète. Ce rêve innocent et fébrile est incarné par une jeune comédienne Malyka R.JOHANY d’une grâce et d’une fraicheur saisissantes. Gilbert PONTE semble faire fuser les paroles d’une enfant sans commune mesure avec les forces obscures qui vont l’entrainer vers la mort. Il enjoint les spectateurs à cristalliser leur regard sur l’amazone inatteignable, qui joue sa vie contre la montre, l’impitoyable roue humaine. » Le Monde


L'Equipe

« Malyka R. Johany interprète avec un talent à couper le souffle l’énergie de la jeunesse de Samia et la flamboyance de sa passion pour le sport mais aussi les peurs de la guerre, les misères de l’exil… Dans le texte et la mise en scène de Gilbert Ponté, ni pathos, ni voyeurisme, ni surenchère. Le ton est juste, la parole est pudique. Le tout est épuré et si fort, si puissant, si ardent. Vous espérez avec Samia, vous respirez avec Samia, vous souffrez avec Samia… Ne perdez pas une minute. Courrez jusqu’au Théâtre Essaïon. Le blog Coup de Théâtre ne m’autorise pas à lui allouer plus de quatre cœurs alors que je n’ai qu’un seul désir : lui décerner la médaille d’or de la rentrée théâtrale 2017/2018. C’est mon grand coup de cœur de la rentrée. Ce sera le vôtre. Sans conteste. » Coup de Théâtre

« De Pekin à Lampedusa de Gilbert Ponté, à l’affiche du théâtre de l’Essaïon, constitue une pépite qu’il convient de ne pas manquer en cette rentrée. C’est avec beaucoup de sensibilité que Gilbert Ponté nous conte l’odyssée de Samia, un parcours horrifique avec des passeurs dont la cruauté dépasse l’entendement. Mais ce texte fort et violent fait aussi la part belle également à la bassesse des individus et à leur inhumanité. Gilbert Ponté met un coup de projecteur sur les comportements de nos semblables pétris d’égoïsme qui voient arriver ces migrants qui ne sont que des pauvres gens en situation de détresse absolue. Malyka R.Johany est formidable car elle nous fait vivre et voyager dans cet enfer mais également nous fait partager les moments de joie de son personnage. Son interprétation, qu’elle nourrit également par son corps et par ses chansons, est fascinante. Un très beau spectacle dont on ne sort pas indemne ! De Pékin à Lampedusa : un seule-en-scène poignant brillamment interprété. » Theatre.com

« De Pékin à Lampédusa": la pièce de théâtre "coup de cœur" qui retrace le tragique destin dʼune athlète somalienne… Elle sʼappelait Samia Yusuf Omar. En 2008, elle participe aux Jeux Olympiques de Pékin, après de nombreux sacrifices. A son retour, elle est menacée de mort par les Islamistes de son pays, pour qui "une femme ne doit pas courir"… Cʼen est trop. Elle décide de fuir et de tenter "le grand voyage" vers lʼEurope, dans lʼespoir de participer aux Jeux de Londres… Mais elle nʼatteindra jamais les côtes italiennes. Elle meurt en 2012 dans un canot pneumatique en méditerranée… Devenue un symbole, Samia revit à travers des chansons, des livres, des BD, des dessins et désormais une pièce de théâtre. Cʼest Malyka Johany qui incarne Samia sur la scène du théâtre Essaïon, à Paris. Un "seule-en-scène" émouvant et poignant. »  Un reportage France TV SPORT 3

« Dans sa mise en scène Gilbert Ponté a utilisé avec bonheur la vidéo. De la mer qui semble recouvrir la scène au début, aux cendrées du stade à la fin en passant par un long travelling sur les rues d’une ville africaine, on épouse les moments de la vie de Samia.C’est la jeune actrice et chanteuse Malyka R Johany qui incarne Samia. Elle chante d’une voix douce et l’on est auprès d’elle dans sa famille ou dans un hangar lybien où elle attend avec espoir de s’embarquer. Sa voix se fait dure quand elle est le passeur brutal et cynique. Son voile devient bâche de camion ou foulard qu’une journaliste, avide de sensationnel, jette par dessus son épaule en lui demandant de “parler de son pays à feu et à sang”. En leggings noirs et tee-shirt blanc, tennis aux pieds, un bandeau blanc enserrant ses boucles noires, elle semble s’élancer en longues foulées dans une course immobile et l’on est avec elle sur le stade.  Quand devenue narratrice, elle nous conte la fin de l’histoire et qu’elle se tourne vers l’écran où court la vraie Samia, on a la gorge nouée. Courez la voir, elle est magnifique ! » SNES - Syndicat National des Enseignements de Second degré

« De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie.
Elle est frêle comme une adolescente, longiligne, belle. Elle surgit dans la salle voûtée de l'Essaïon transformée pour un court moment, par la magie de la vidéo, en horizon marin où resplendit un soleil sur le point de se coucher. Elle porte un bandeau d'athlétisme sur le front, des baskets et un jogging noir. » La Revue du Spectacle

« Malyka R.Johany, la jeune chanteuse et comédienne est une interprète idéale. Elle n’entre pas « dans la peau du personnage », mais elle lui donne sa peau, ses muscles, sa voix, sa force et son élan, avec toute la modestie et l’obstination de la jeune athlète somalienne. Avec aussi un humour doux et combatif, et une bonne foi presque naïve, elle ne nous lâche pas un instant.  Sincère, généreuse, elle y va, même si son expérience de la scène est un peu fragile… Il ne manque à cette jeune comédienne encore une peu bonne élève, que de s’affirmer à peine davantage, dans son adresse au public. De Pékin à Lampedusa, nous emmène loin des bons sentiments, et possède la force d’un récit vécu et jamais trahi. » Théâtre du blog


Amnesty International

« Seule en scène, l’actrice Malyka R. Johany est époustouflante ! Tour à tour drôle, émouvante, portée par la joie et la passion ou terrorisée par ce qu’elle vit, elle donne chair à cette histoire avec une maîtrise parfaite. Jeune fille déchirée, chebabs odieux, passeurs infects, journalistes occidentaux décalés, elle incarne chaque personnage brillamment, réussissant à changer de ton et même de physique. La pièce est ponctuée de « respirations » chantées, très justes. Le décor épuré, un bidon, une paire de chaussures, un bandeau, des voiles, servent à merveille un texte fort et digne. L’ensemble donne une dimension poignante à ce spectacle qui invite à la réflexion et au débat.
Un incontournable de cette rentrée, à ne surtout pas manquer ! » Lagrandeparade.fr

Durée : 1h10 / Salle 2

Du 6 au 29 juillet à 12h50 – Relâche les 11, 18 et 25 juillet

Tarif : 15€ / Abonné : 10€50 / Enfant (-15 ans) : 10€

La Birba Compagnie
Licence : 2-0161814
11 rue du Chêne
08140 Francheval

Contact diffusion : Elodie Kugelmann
Portable : 06 62 32 96 15
Courriel : elodie.kugelmann@wanadoo.fr

www.compagniedelarmoise.wixsite.com
compagniedelarmoise@hotmail.com

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Réservations : 04 86 34 52 24 - 06 14 22 92 38